La joie des amours insolents se trouve dans les sentiments
Aimer l'amour plus que soi-même et
être aimé comme bohème
Rechercher le sourire à deux, c'est pour une vie d'aventure
Et découvrir un charme pieux sans dépasser l'arme luxure,
C'est s'investir pour partager
Ecouter et s'attendrir
Sur les pensées et les rires, et les malheurs de l'être aimé.
Une larme coule en tes yeux, sur ta joue je viens la voler
Une autre m'aura échappé, sur tes lèvres, c'est plus heureux...
Mon choix de prendre dans ta voix, les mots désirs que tu
m'envoies
S'avère un rêve nuageux, doux songe de nos nuits étoilées,
Charme puissant de nos journées d'été.
Tu es mon arbre
majestueux,
Je puise au cœur de tes racines la force de croire en l'amour.
Tu nourris ce que j'imagine et vit sans connaître le jour
Car si tu montres tes feuilles, tu vis au centre du monde
Et tu sèmes tes écueils, à tes pieds, terre féconde.
Tes graines naissent d'une force, de ton hêtre,
au plus profond de toi
Je sais bien que sous ton écorce, l'amour après l'enfer est roi.
Car tes origines premières se trouvent dans les galères,
Ont disparu suite à l'histoire qui me revient en mémoire,
Pour laisser place à tes branches, à tes feuilles, et fruits
juteux
Signes de ta venue sur terre et de ton rêve de lumière.
Tu étais autrefois étanche à notre vie de lumineux,
Puis fait de racines et de rameaux, après ton repli sous les
eaux.
Cadavre malingre des enfers, tu errais au cœur
de la terre
Une brèche t'ouvrit une voie pour nous rejoindre sur ton toit
Sortir un peu voir le soleil
A l'aube de sa clarté éphémère d'astre nourrissant la terre.
Sa beauté envahit ton âme et tu devins homme de charme
Sans que le diable ne te blâme, tu aurais pu poser les armes
Pour découvrir mille merveilles ;
Puisque tes yeux semblaient ravis de ce paysage
qui s'oublie,
Que le monde ne regarde plus car tous pressés, jamais émus.
Ils ne sont pas anges déchus mais n'ont de cesse
d'être déçus.
Prendre le temps de l'admirer n'empêcherait d'avancer
Mais l'homme ne veut le comprendre
Et cherche bien plus à apprendre
Il n'attend pas plus de vieillir
Car il a trop peur de mourir
Et comme comprendre et grandir sont deux mots qui ne savent nuire
L'homme perd un peu de sa vie en n'oubliant pas ses soucis.
Oublier et acquérir, pour un beau jour pouvoir
sourire
Aimer sans chercher à fuir, pour vivre, comprendre et vieillir
Prendre le temps d'observer et entendre ce qu'est la beauté
Si l'homme un jour y parvient, il aura bravé son
destin
En suspendant un cours instant sa vie de fou ambulant
Pour s'imprégner de ces images qui l'entourent et sont paysage
Et peuvent apprendre plus que la vie, l'âme éternelle et la
folie,
Sagesse que tu voulais atteindre et que personne
ne veut peindre
Car elle bouscule la normale et la vie de l'homme théâtral.